Saint Justin Popovic (1894-1979)
En dehors des saints, il n’est ni maîtres véritables, ni pédagogues;sans sainteté, il n’est pas d’enseignement vrai.
Enseigner sans la sainteté, dispenser les lumières sans la sanctification dans l’Esprit Saint, c’est cela qu’a inventé l’Europe dans son idôlatrie humaniste. Et cela n’a pas de sens, car c’est par le culte du pape, par le culte des livres, par le culte de la machine ou par le culte de la mode, que se manifeste cette idôlatrie. Le véritable enseignement, -l’enseignement orthodoxe et évangélique- illumine l’homme par la lumière divine, et le conduit ("l’illumine") vers tout ce qui est immortel et éternel, divin et saint. C’est lui qui chasse tout péché et qui vainc toute mort, et c’est ainsi qu’il purifie l’homme, qu’il le rend saint et immortel, illimité et incorruptible."[...]
Dans l’Occident européen, le christianisme s’est transformé graduellement en humanisme. Longtemps et avec persévérance , les occidentaux ont amoindri le Dieu-Homme, puis ils l’ont rabaissé au niveau de l’homme infaillible de Rome, et du non moins infaillible homme de Berlin. C’est ainsi qu’est apparu d’un côté le maximalisme christiano-humaniste occidental (papisme), qui retranche tout du Christ, et de l’autre côté, le minimalisme christiano-humaniste occidental (protestantisme), qui attend le moins possible du Christ - et souvent rien. Et les deux ont placé l’homme comme critère ultime à la place du Dieu-Homme. Ainsi s’accomplit l’effroyable tâche qui consiste à corriger le Dieu-Homme, son oeuvre et son enseignement !”
extraits de L’homme et le Dieu-Homme, trad. Jean-Louis Palierne, éd. L’Âge d’Homme, 1989
